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Ouvrage fortifié, dite Tour Saint-Martin

Dossier IA78002252 réalisé en 2016

Fiche

La tour Saint-Martin, proche de la porte aux Saints, fait partie des derniers vestiges du rempart qui ceinturait la ville médiévale de Mantes.

Dénominations ouvrage fortifié
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Adresse : rue des Martraits
Cadastre : 2014 AB 637

Positionnée aujourd'hui en retrait de la rue des Martraits, la tour était initialement placée en saillie sur l'angle nord-est du rempart, afin d'englober le prieuré Saint-Martin attenant, mais extérieur à la ville et qui donna ainsi son nom à la tour. Une étude précise de cet édifice a été menée par Nicolas Faucherre (2000). Plusieurs dates de construction sont proposées, entre 1433 (Lavall, 1997), 1446 (chronique d'Aubé, 1718-1719). Sa construction s'inscrit néanmoins dans le contexte de l'occupation anglaise de la ville qui s'étendit de 1419-1449. Elle joua un rôle important dans la libération de la ville en 1449. Les Anglais ayant refusé de se rendre, les habitants de la ville de Mantes s'emparèrent eux-mêmes de cet édifice menant à la Porte aux Saints afin d'y laisser entrer les Français libérateurs. Des remaniements postérieurs sont attestés. Une délibération du 26 août 1476 mentionne l'intervention sur l'édifice de plusieurs maçons originaires de Mantes, ainsi que le manque de matériau de qualité. Après la destruction des fortifications au 18e siècle, la tour est transformée en habitation puis en lieu de stockage pour une activité artisanale à proximité avant d'être laissée à l'abandon. La tour Saint-Martin est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 11 octobre 1965.

Période(s) Principale : 2e quart 15e siècle

La tour Saint-Martin, placée en retrait de la rue des Martraits dans la cour arrière d'un magasin de mobilier, est construite en moellons irréguliers de pierre. Une description précise de l'édifice est donnée par Nicolas Faucherre (2000) : "La tour Saint-Martin adopte un plan en fer à cheval de 15 mètres de long, dégageant deux flancs rectilignes de 7 mètres de long avec des murs épais de 4 mètres. (...) La tour est dressée en médiocre parement de moellons de tout-venant (...) En flanc gauche, un niveau d'arase incliné se distingue correspondant à un changement de matériaux. Trois grands chainages harpés en besace, dressés en grand appareil de calcaire jaune à la face layée, viennent rythmer la capitale de l'ouvrage et le raccord entre la partie rectiligne des flancs et la partie tournante du saillant. Ils s'interrompent au droit du ressaut taillé en calcaire blanc qui souligne le niveau de sol de l'étage, sur lequel reposaient les canonnières (...) Sa couronne de machicoulis est formée de consoles de calcaire jaune à trois ressauts en quart de rond, accolés trois par trois pour dégager des orifices de tir parcimonieux.

La tour est composée d'un sous-sol et d'un étage. L'intérieur ayant été très dénaturé puis abandonné, son plan est reconstitué par N. Faucherre (2000) : "tribune" en rez-de-chaussé et "voûtes d'ogive à cinq nervures retombant sur des culots ouvragés" de style élaboré du flamboyant" au rez-de-chaussée et à l'étage. Une déclaration de parcelle en état d'abandon manifeste n'a pas permis de pénétrer dans l'édifice. Son état actuel est dégradé et la végétation a envahi une partie de l'édifice.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille
Étages sous-sol, 1 étage carré
États conservations mauvais état, envahi par la végétation
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1965

Références documentaires

Bibliographie
  • Lachiver, Marcel, Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792, Meulan, 1971.

  • LAVALL, David, "Entre réfection et aménagement, l'enceinte de Mantes sous la domination anglaise", in : Mantes médiévale, la collégiale au coeur de la ville, Paris, Somogy, 2000, p.42-46

  • Saintier, E., 1925. Les fortifications de Mantes depuis l'origine jusqu'au XVIe siècle. Planche 31.

  • Mantes médiévale. La collégiale au cœur de la ville. Paris, Somogy. 2000.

Liens web

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Mélandri Magali
Magali Mélandri

Stagiaire Institut national du patrimoine, juillet-décembre 2016.


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