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Maison rue de la Gabelle

Dossier IA78002305 réalisé en 2017

Fiche

Cette maison est le dernier vestige des Bas Quartiers qui ont été détruits en deux temps : d'une part par les bombardements de 1944 et d'autre part par la modernisation du centre ville.

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Adresse : 4 rue de la Gabelle
Cadastre : 2015 AH 453

Présente sur le cadastre napoléonien mais formant une seule parcelle avec la maison mitoyenne (détruite) (Section A2, parcelle 162), cette maison a subi de nombreuses transformations depuis. Elle devait être abattue lors de l'opération de résorption de l'habitat insalubre de 1958-64. C'est l'intervention de l'architecte des bâtiments de France E. Delaunay qui l'a sauvée, comme le relate le bulletin municipal : « Les monuments historiques ont exigé que soient conservés les vieux bâtiments du 4, 6, 8 rue de la Gabelle qui feront la transition entre les groupes HLM du quai de la Tour et les maisons traditionnelles de la rue Nationale et du secteur de la Collégiale. Cette judicieuse remarque a entraîné des complications juridiques de propriété assez sérieuses étant donné que les bâtiments en cause étaient déjà expropriés ». De ce fait l'ancienneté de la maison a été accentuée par la mise à nu des pans-de-bois qui à l'origine étaient enduits comme le montrent des photographies anciennes.

Période(s) Principale : 17e siècle , (?)
Dates

La maison actuelle occupe toute sa parcelle. Elle est isolée à la suite de la destruction de la maison mitoyenne avec laquelle elle ne formait qu'une seule parcelle en 1810. Élevée d'un étage carré, elle a une façade pignon qui donne sur la rue de la Pêcherie et qui a conservé l'irrégularité de ses ouvertures. La fenêtre du pignon, qui donne sur les combles, a été élargie. Du côté de la rue de la Gabelle le premier étage est en encorbellement. Les ouvertures ont ici aussi conservé leur irrégularité. Le niveau des caves a été entièrement repris et se présente actuellement avec des voûtains de brique soutenus par des barres métalliques. Cette cave communiquait avec celle de la maison voisine, comme l'atteste l'ouverture cintrée que l'on voit sur le mur du fond.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
pan de bois
Toit tuile plate
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis sans jour
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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