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Hôtel de ville annexe

Dossier IA75000252 réalisé en 2015
Dénominations hôtel de ville
Aire d'étude et canton Petit Montrouge
Adresse Commune : Paris 14e arrondissement
Adresse : rue Pierre-Castagnou
Cadastre : 2014 CL 64

La décision de construire une mairie annexe fut prise en 1930 par délibération en date du 22 décembre 1930. La construction d'un bâtiment supplémentaire devait permettre d'y transférer la Justice de Paix (actuel Tribunal d'Instance), la bibliothèque et le dispensaire afin de pouvoir accroître la place réservée aux services de l’État Civil dans la mairie principale. Le terrain finalement choisi après plusieurs autres projets est un vaste terre-plein planté situé entre la rue Durouchoux à l'est (actuelle rue Pierre-Castagnou), la rue Gassendi à l'ouest, la rue Mouton-Duvernet au sud et était borné au nord par une école de filles (actuel lycée Erik Satie). Cette construction fut accompagnée de l'établissement d'un nouveau square (actuel square Aspirant-Dunand), au sud du square de Montrouge crée en 1862 (actuel square Ferdinand-Brunot) par le service de promenades. Ce nouveau square, longé au nord par la rue Mouton-Duvernet et au sud par la rue Brézin entraina la démolition de l'ancien, construit en 1866, à cet emplacement et qui fut un moment envisagé pour accueillir la mairie annexe.

Dates 1936, daté par source
Auteur(s) Auteur : Sébille Georges, Florentin,
Georges, Florentin Sébille (1870 - 1962)

Diplômé de l'école des Beaux arts en 1897, Georges Sébille devient le collaborateur de l'architecte Charles Albert Gauthier. Il réalise le palais officiel du Ministère des Colonies à l'Exposition Internationale de Marseille en 1906. Pendant la première Guerre Mondiale, Georges Sébille est observateur en ballon captif. Cette activité le conduit à s'intéresser à l'urbanisme et plus particulièrement aux plans d'aménagement. En 1930, il construit le Pavillon de la ville de Paris pour l'Exposition d'Anvers, en collaboration avec Léon Azéma. Il a relativement peu construit mais a eu de nombreuses charges officielles : architecte divisionnaire de la ville de Paris, architecte des Monuments Historiques en 1901, membre du Conseil Supérieur de l'Aménagement de la région parisienne. Il est également architecte chargé des promenades de la ville de Paris et à ce titre réalise le square Saint Lambert dans le XVe arrondissement, inauguré en 1933, sur le site de l'ancienne usine à gaz. C'est également dans ce cadre qu'il est chargé de la construction de la mairie annexe du XIVe arrondissement, inaugurée en 1936. A partir de 1937, il enseigne à l'Institut d'urbanisme de Paris, puis devient en 1942 le premier président du Conseil régional des architectes de l'Ordre de Paris. En 1953, Georges Sébille entre à l'Académie d'Architecture.


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architecte communal, attribution par source

La mairie annexe se situe face à la place Ferdinand-Brunot dans un périmètre formé par la rue Mouton-Duvernet au sud, la rue Pierre-Castagnou à l'est et la rue Gassendi à l'ouest. Elle est bordée au nord par une bande de terrain de quelques mètres de large qui la sépare de l'ancienne école de filles. Le bâtiment lui même forme un rectangle de 820 mètres carrés au sol. Les façades sont en brique de La Guerche, avec un soubassement en ciment, les appuis, les socles et les marches en Comblanchien. Il comporte six niveaux : un sous-sol, un rez de chaussée avec le tribunal d'instance et les services sociaux, un premier entresol destiné à des bureaux, le premier étage où se situe la grande salle des fêtes, un second entresol sur le vide de la salle, un second étage où se situait la bibliothèque, l'ensemble est couvert d'un toit terrasse.

La façade est structurée en un corps principal flanqué de deux corps latéraux dont le dernier étage est en retrait.

La notice de réception des travaux précise : " Sa construction est composite : maçonnerie ordinaire avec murs portants en brique, mais en ce qui concerne la grande salle, son ossature est en béton armé avec poteaux portants encastrés dans les murs. Les planchers et le radier de fond sont également en ciment armé. Le sol sur lequel repose ce bâtiments était en effet incertain, situé à la limité des parties exploitées et non exploitées des carrières, un puits et divers sondages dès le début des travaux avaient révélé la résistance très irrégulière du sol à tous les niveaux, il a été nécessaire d'assoir toute la partie centrale, la plus lourde sur un radier général et les murs portants des ailes sur de larges semelles, le tout en béton armé." (...) "Dans l'ensemble, les planchers sont en ciment armé, sauf ceux de l'entresol du greffe et celui du dispensaire qui sont en fer et hourdis creux afin de pouvoir, si il est nécessaire, les supprimer.".

Murs brique
béton
Toit béton en couverture
Étages 3 étages carrés
Couvertures terrasse
Techniques ferronnerie
peinture
sculpture
vitrail
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 2012/01/09
Précisions sur la protection

Inscrit en totalité.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de Paris. V34M4 1935.

  • Archives de Paris. V4M4 8 1931 à 1938.

  • IFA. Fonds Hennebique, O76 IFA 107/4, 31, 56/1 : notice descriptive des travaux par Georges Sébille en 1935, réception définitive des travaux le 10 juin 1936 avec liste des entreprises.

Bibliographie
  • Jantzen, Hélène. Dossier documentaire préalable à la commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) du 28 juin 2011. Paris, DRAC Ile-de-France.

  • Chappey Marcel. La Construction Moderne. 7 juin 1936, p.726.

  • L'Architecture d'aujourd'hui. Octobre 1934, p.31. et Septembre 1935, p.80.

  • Lemoine, Bertrand, Rivoirard, Philippe. L'architecture des années trente. Paris, DAAVP La Manufacture, 1987.

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Sol Anne-Laure
Anne-Laure Sol

Conservateur du patrimoine, service Patrimoines et Inventaire, Région Ile-de-France.


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