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Fontaine-le-Port - moulin à farine de Barbeau, puis centrale hydroélectrique

Dossier IA77000719 réalisé en 2009

Fiche

Appellations moulin de Barbeau
Parties constituantes non étudiées bief de dérivation, bassin de retenue
Dénominations moulin à farine, centrale hydroélectrique
Aire d'étude et canton Seine-et-Marne - Châtelet-en-Brie (Le)
Hydrographies Fontaineroux
Adresse Commune : Fontaine-le-Port
Lieu-dit : domaine de Barbeau
Adresse : R.D. 107
Cadastre : 2012 D03 193, 322

Primitivement fondée à Seine-Port par Louis VII, en 1145, l'abbaye cistercienne de Barbeau est transférée à Fontaine-le-Port en 1156 et consacrée en 1178. Sur ce site marécageux, les arrivées d'eau sont contrôlées en élevant une digue et en créant un étang. Ces aménagements hydrauliques sont accompagnés, dès l'origine, de l'installation d'un moulin. Au cours de l'époque moderne, le moulin à blé est mis en bail par les moines de l'abbaye. A partir de 1792, le domaine de Barbeau est en grande partie détruit, puis vendu comme bien national. A cette époque, le moulin, à deux paires de meules, est exploité par un dénommé Kellner. En 1810, les bâtiments de l'ancienne abbaye (à l'exception du moulin) sont donnés, par Napoléon Ier, à la Légion d'honneur pour en faire une maison d'éducation. Sous l'initiative de Mme de Lézeau, supérieure générale de la Légion d'honneur, de nouvelles constructions voient le jour. Cette tentative ayant échoué, le domaine est à nouveau mis en vente. En 1837, il devient propriété d'un négociant, Mr Grenvuillet, qui détruit une partie des vestiges de l'abbaye. Au milieu du 19e siècle, le propriétaire d'alors, Urbain Chabert, établit de nouveaux aménagements hydrauliques (barrage et conduite souterraine), au niveau de la prise d'eau. Vers 1864, il agrandit l'ancien moulin qui compte dorénavant 7 ou 8 paires de meules actionnées par une machine à vapeur. Après la faillite de cette installation, le domaine est mis en adjudication le 5 mars 1869. L'acquéreur, M. Descole, fait démolir le moulin vers 1872. L'année suivante, le domaine est vendu à M. Barthés qui fait construire le château actuel. Dans les années 1910, la roue, seul vestige de l'ancien moulin, est utilisée pour actionner une pompe alimentant en eau le château et le potager. A partir des années 1940, les nouveaux propriétaires, M. et Mme de Chaisemartin, mettent à profit les aménagements hydrauliques pour mettre en mouvement une turbine fabriquant de l'électricité pour le domaine.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Delrieu Philippe (architecte), architecte, signature

Seuls les aménagements hydrauliques sont encore visibles. Le bassin de retenue, réservoir de plusieurs centaines de mètres cubes, maçonné dès l'implantation de l'abbaye cistercienne au 12e siècle, est alimenté par une résurgence ainsi qu'une prise d'eau sur le rû de Fontaineroux, située à environ 500 m en amont du moulin. Le volume du bassin, qui a varié au cours des siècles (divisé par deux lors de la levée du cadastre napoléonien), est actuellement diminué par une digue maçonnée dans sa partie orientale. Le déversoir est aménagé au sud du bassin avec lequel il communique par une vanne. Le trop-plein est conduit jusque dans le rû de Fontaineroux par ce canal dont le muret occidental est maçonné en moellons. Il permet également d'alimenter un jardin à l'anglaise aménagé au cours de la première moitié du 19e siècle. A l'ouest du bassin de retenue, le canal d'amenée, d'environ 2 m de large et 20 m de long, est hors d'eau. Une vanne motrice permettait l'alimentation de la roue hydraulique (disparue). L'emplacement de la roue est occupé par un petit pavillon rectangulaire, d'un seul niveau, qui ne semble pas avoir de lien avec l'activité de meunerie. En amont de la vanne motrice, quatre massifs tronconiques en béton sont peut-être les vestiges des installations mises en place durant la première moitié du 20e siècle. Le canal de fuite du moulin est souterrain (dès l'origine de l'installation semble-t-il). Sa sortie au niveau du rû de Fontaineroux témoigne d'une construction soignée en petit appareil régulier. Une meule, d'environ 70 cm de diamètre, a été retrouvée à quelques mètres de l'emplacement de l'ancien moulin.

Murs calcaire
moellon
petit appareil
Étages en rez-de-chaussée
États conservations vestiges, établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Caliste Lisa
Lisa Caliste

Chargée de mission, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, de 2009 à 2010.


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