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Eglise paroissiale Saint-Maclou (vestiges)

Dossier IA78002177 réalisé en 2015
Vocables Saint-Maclou
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Mantes-la-Jolie
Adresse Commune : Mantes-la-Jolie
Adresse : place Saint-Maclou
Cadastre : 2014 AH 130

On ne connait pas la date précise de la fondation de la paroisse Saint-Maclou. Selon Bruno Dufaÿ, elle peut dater du XIe siècle. En effet, le culte à Saint Malo ou saint Maclou ne se développe dans la région qu'après le transfert de ses reliques à Paris en 965. On sait grâce aux chroniques du XVIIe siècle que l'église a été bâtie à l'emplacement de l'hôtel-dieu lorsque celui-ci fut déplacé après le sac de la ville par Guillaume le Conquérant en 1087. Le cimetière qui se trouvait autour a été alors transféré à sa place actuelle et à son emplacement a été installé le marché. En 1205, la construction d'étaux couverts et non couverts sur la place de Saint-Maclou est autorisée. En 1403 l'église fut « toisée » : elle fait 70 toises de tour. Des orgues furent installées en 1583. En 1591, l'église fut restaurée : 4500 tuiles ainsi que des chevrons de charpente. Le 17e siècle ne fut pas faste pour l’église : en 1612, la foudre est tombée sur la tour et a rompu un arc boutant et un pilier et en 1692 ce sont le chœur et les bas-côtés de l'église qui s'effondrent. "Ce chœur était un bel ouvrage tout en pierre de taille de Saint-Leu à la voûte duquel ....étaient des culs-de-lampe fort proprement sculptés". Dans le chœur se trouvait un petit clocher en forme de lanterne ronde auquel on accédait par un escalier en vis "en limaçon", formé dans un pilier. On le voit sur le dessin de la ville de Mantes en 1610. Le chœur fut reconstruit à partir de 1693. En 1705 le beffroi de la tour est rétablie, de même que la chapelle de la Charité. En 1713 le "retour" du chœur est achevé ainsi que le bois et les sculptures qui sont autour. Pourtant en 1751 l'église est à nouveau en très mauvais état et prend l'eau. Des travaux de restaurations sont adjugés et une chapelle provisoire créée. En 1765 la pose de grilles et de porte en fer forgé au chœur de l’église montre l’avancement des travaux. En juin 1791 le culte y est supprimé. En 1793 il est décidé de détruire le chevet pour élargir la place du Marché que le percement de la rue Royale a diminuée. L'église est vendue en l’an VII à Philibert Alexandre et Simon le Vieil ou le Veül. Ces propriétaires (5 frimaire an VIII) veulent la transformer en halle aux grains couverte et en marché aux veaux. Une expertise a lieu qui conclut que le lieu n'est pas favorable à un tel aménagement. La destruction de l’église intervient juste après. Le cadastre napoléonien (1810) montre que ne subsiste que la tour. mais la rue des Marmousets n'a pas encore été élargie. En février 1827, les matériaux à provenir de la démolition de l'église sont adjugés. La tour avait été exceptée de cette vente comme "monument d'art remarquable ». L’État l’avait alors remise à la fabrique de l'église Notre-Dame. C’est plus une charge qu’un avantage et en 1818 la fabrique en fait donation à la ville qui l’afferme pour 18 ans à M. Grimber, menuisier puis en 1855 l’affecte à un service public. Des restaurations ont lieu tout au long du XIXe siècle : en 1810, 1819 (travaux de maçonnerie et de couverture) en 1833, par J. Postel, architecte de la ville, en 1857. Une importante campagne a lieu en 1900 sous la direction de M. Cauzard, architecte de la ville, notamment la restauration d’une voûte d’arêtes avec chape de ciment et dallage en béton et ciment de Portland.

Période(s) Principale : Milieu du Moyen Age

L'église Saint-Maclou, selon un plan de 1793, était un bâtiment à trois vaisseaux et chevet arrondi débordant sur la place du marché. Sa façade était tournée sur la place du Marché aux Légumes. La tour se trouvait sur le bas-côté gauche du chœur. Elle repose sur des piliers de plan quadrilobé qui pourraient dater de la fin du 15e siècle, début 16e siècle, comme les voûtes et leurs retombées directes en faisceaux entrecroisés. La tour comporte trois niveaux au dessus du rez-de-chaussée. le premier étage est ouvert d'une seule arcade en arc brisé, tandis que le deuxième et le troisième ont des arcades doubles. Un escalier latéral en vis permet de monter sur la terrasse faitière.

Murs calcaire pierre de taille
Étages 3 vaisseaux
Escaliers escalier hors-oeuvre, escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Références documentaires

Documents d'archives
  • AM Mantes-la-Jolie, 2 M . Eglise et tour Saint-Maclou

  • AM Mantes-la-Jolie, BB 51 Registre des délibérations du conseil municipal. 1690-1693

  • AD Yvelines, 3Q 44

Bibliographie
  • Lachiver, Marcel, Histoire de Mantes et du Mantois à travers chroniques et mémoires des origines à 1792, Meulan, 1971.

  • DUFAY,Bruno, "Aux origines de Mantes: un port carolingien nommé "le port", in : Mantes médiévale, la collégiale au cœur de la ville, Paris, Somogy, 2000, p. 12-23

    p. 17

Liens web

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Bussière Roselyne
Roselyne Bussière

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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