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église paroissiale Saint-Eliphe

Dossier IA77000780 réalisé en 2011

Au milieu d’un petit village de la campagne briarde, à quatre kilomètres au sud-est de Nangis, s'élève l'église Saint-Eliphe de Rampillon (XIIIe siècle), célèbre pour son superbe portail sculpté.

Vocables Saint-Eliphe
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Nangis
Adresse Commune : Rampillon
Adresse : place de la Commanderie
Cadastre : 2000 C 50

Les plus anciennes mentions d'une église à Rampillon remontent au début du 12e siècle : l'archevêque Daimbert de Sens y aurait consacré une église en l'honneur de saint Savinien. L'église actuelle est pour sa part consacrée à saint Eliphe, vocable peu fréquent en France. Jusqu'à la Révolution, elle appartenait à l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem tout en ayant une fonction paroissiale. La commanderie hospitalière fut très endommagée pendant la Guerre de Cent Ans et a aujourd'hui disparu. Seule la tour au nord de la façade de l'église rappelle sans doute l'existence d'un enclos fortifié. La travée sous le clocher constitue la partie la plus ancienne de l'église (années 1180-1190) : arête entre deux tores pour les ogives, bases à griffes. Le reste de l'édifice date de la première moitié du 13e siècle. Certains détails de l'élévation permettent de suivre la progression des travaux, de l'est vers l'ouest. Dans les deux travées orientales de la nef, les fenêtres hautes sont à l'aplomb des parties basses alors que dans les six autres travées en revanche, elles sont en retrait. On remarque également des modifications dans le nombre des colonnettes en délit qui montent depuis le chapiteau des grandes arcades : elles vont généralement par trois, sauf sur le côté nord des deux travées orientales déjà citées, où l'on a un faisceau de cinq colonnettes. On peut donc restituer une construction en trois campagnes, commençant par l'abside et l'élévation nord des deux travées orientales de la nef, puis continuant par son symétrique au sud et s'achevant enfin par l'ensemble des parties occidentales. L'église est contemporaine de Saint-Martin de Nangis, très proche géographiquement et stylistiquement.

Période(s) Principale : 1ère moitié 13e siècle

L'église Saint-Eliphe présente un plan très simple : un espace rectangulaire divisé en trois vaisseaux, dont ne déborde que l'abside à cinq pans à l'est. L'abside se distingue nettement par son élévation assez austère, à trois niveaux : niche en plein cintre, fenêtre en lancette simple, oculus. Le reste de l'édifice présente une élévation plus classique : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes. Le triforium se poursuit au revers de la façade occidentale, comme à Donnemarie ou à Nangis. L'église conserve une partie de sa polychromie intérieure et surtout un remarquable décor sculpté extérieur, avec un petit portail au sud représentant le Couronnement de la Vierge, et un grand portail occidental consacré au Jugement Dernier (voir dossiers IM77000331 et IM77000332).

Murs grès
moyen appareil
Toit tuile plate
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
toit en bâtière
croupe polygonale
pignon découvert
Techniques sculpture
Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1846

Annexes

  • Eglise Saint-Eliphe de Rampillon. Sources et bibliographie

    Eglise Saint-Eliphe de Rampillon

    Sources d’archives

    Archives départementales de Seine-et-Marne

    - H 716 à 722

    Archives nationales

    -S 5161

    - S 5162/A

    Médiathèque de l’architecture et du patrimoine

    -81/77/90 : travaux de restauration, 1844 à 1988

    -ETU/0002, Etude préalable à la restauration des portails ouest et sud, par J. Moulin, 1987.

    -1998/042/11, 2004/002/0032 et DOE/199 : restauration des portails sculptés et construction du porche, 1989-1992.

    (voir aussi la rubrique « liens web »)

    Bibliographie

    - Aufauvre et Fichot, Monuments de Seine-et-Marne, Paris, 1858, p. 150-151.

    - G. Berger-Jobez, L’architecture religieuse dans les vallées du Grand et du Petit Morin et à leurs marges aux XIIe et XIIIe siècles : un exemple d’essor monumental en milieu rural à une période de grande mutation, mémoire DEA histoire de l’art, J.-P. caillet (dir.), Paris-X, 2003-2004.

    - A. Bray, « Les églises du diocèse de Meaux classées ou inscrites à l’inventaire des Monuments historiques » Bulletin de la société d’histoire et d’art du diocèse de Meaux, 1963, p. 233-236.

    - A. Carlier, Un chef d’œuvre du XIIIe siècle. L’église de Rampillon, Paris, 1930.

    - J. Delaville le Roulx, Cartulaire général de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Paris : Leroux, 1894-1906, tome III, p. 9-10 (acte n°2991).

    - J. Förstel, « L’église Saint-Eliphe de Rampillon », Congrès archéologique de Seine-et-Marne (à paraître).

    - J.-P. Fournier, « Fouille de reconnaissance devant le portail ouest de l’église de Rampillon », Provins et sa région, n° 142, 1988, p. 109-113.

    - Gallia Christiana, tome XII, 1770, col. 42-43.

    - M. Giboux, La Commanderie de Rampillon, Nangis : les Amis de l’église Saint-Eliphe de Rampillon, 1963.

    - J. Hubert, « Les églises de Rampillon, Donnemarie et Rozay et l’ancienne frontière de Champagne », conférence prononcée le 5 mai 1954 pour la SFA, Nouveau recueil d’études…, 1985, p. 621-630.

    - Ch. Lalore, Cartulaire de l’abbaye du Paraclet, Paris : Ernest Thorin, 1878, acte n°70, p. 88 ; acte n° 100, p. 122-123 ; acte n° 138, p. 147.

    - C. Lautier, « Rampillon », Le Guide du Patrimoine. Île-de-France, J.-M. Pérouse de Montclos (dir.), Paris : Hachette, 1992, p. 543-546.

    - A.-M. Legras, L'Enquête pontificale de 1373 sur l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. 1, L'Enquête dans le Prieuré de France, Paris : éd. du CNRS, 1987, p.203-207.

    - Th. Lhuillier, Notice historique sur Rampillon, Meaux : Le Blondel, 1887 ; reprise dans Notre Département : la Seine-et-Marne, n° 2, août-septembre 1988, p. 3-9.

    - F. Louveaux, L’église de Rampillon (Seine-et-Marne). Sa décoration peinte et sculptée, mémoire de maîtrise en histoire de l’art et archéologie médiévale sous la direction de L. Grodecki, Paris, 1969.

    - Magniez (abbé J.), L’église de Rampillon, Nangis, 1961.

    - E. Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du Grand prieuré de France d’après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, 1ere éd. : 1872, rééd. Imago Mundi, p. 232.

    - J. Michler, « Über die Farbfassung hochgotischer Sakralräume », Wallraf-Richartz-Jahrbuch,1977, p. 33.

    - Ch. Oulmont, «Notes sur l’église de Rampillon », Revue archéologique, 1912, p. 313-318.

    - C.-C. Perrot, « Esquisses sur les Templiers et les Hospitaliers », La revue de Moret et de sa région, 1975, p. 26.

    - C.-C. Perrot, « Découverte de cercueils de bois médiévaux à Rampillon », Bulletin du Groupement archéologique de Seine-et-Marne, n°22, 1981, p. 115-116.

    - J. Schelstraete, « Rampillon, sourire de l’âme », Monuments et sites de Seine-et-Marne, n°30, 1998.

    - A. Timbert, « Rampillon », dans Dictionnaire des monuments d’Ile-de-France, Paris : édition Hervas, 1999, p. 670.

    Liens web

    - Le site de l’Association des Amis de Saint-Eliphe de Rampillon :

    http://www.eglise-rampillon.com/

    - La notice « wikipedia » :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-%C3%89liphe_de_Rampillon

    - Le site de l’Université américaine Columbia « Mapping Gothic France » :

    http://mappinggothic.org/building/1042

    - Les documents graphiques conservés à la Médiathèque du Patrimoine (dessins, photos anciennes, vues actuelles) :

    http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_5=LBASE&VALUE_5=PA00087252

(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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