Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

école primaire de la Reine Astrid

Dossier IA78002137 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations école primaire
Aire d'étude et canton Elisabethville
Adresse Commune : Aubergenville
Lieu-dit : Elisabethville
Adresse : 24 boulevard du Commerce
Cadastre : 2014 AK 732

Cette école a été décidée à la rentrée 1930, lorsque le besoin d'agrandir l'école déjà existante s'est fait sentir. En effet plus de 60 élèves fréquentaient déjà l'école à Elisabethville. En novembre 1929, La Prévoyance mutuelle, société constructrice du lotissement, offre un terrain de 7000 mètres carrés. C'est Paul Tournon, architecte qui avait participé à tous les projets importants de la cité, qui est choisi pour sa construction. L'école est inaugurée en 1935. En 1953 Jean Prouvé réalise deux salles de classe supplémentaire.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1930, daté par source
1953, daté par source
Auteur(s) Auteur : Tournon Paul, architecte, attribution par source
Auteur : Prouvé Jean ,
Jean Prouvé (1901 - 1984)

Fils du peintre et sculpteur Victor Prouvé.

En 1916, il entre en apprentissage chez un ferronnier. Après son service militaire, il monte en 1924 un atelier à Nancy et conçoit dès cette première année sa chaise inclinable en tôle d'acier pliée laquée et toile. Ses premières réalisations sont des ferronneries pour des édifices privés.

En 1926, il reçoit sa première commande d’un architecte : la grille d'entrée de la villa Reifenberg à Paris par Robert Mallet-Stevens, pour lequel il travaillera à nouveau à la villa Noailles.

Il comprend alors que la ferronnerie traditionnelle a vécu et que sa voie rejoint l'architecture et l'industrie. Il crée la SA des Ateliers Jean Prouvé en 1931, réalise du mobilier pour les sanatoriums du plateau d'Assy et dessine la Maison du Peuple de Clichy avec Beaudouin, Lods et Bodiansky.

Pendant la guerre, il met ses ateliers en sommeil. En 1946-1947, il installe ses ateliers à Maxéville, en banlieue nancéienne.

Dès la fin de la guerre, il étudie la conception et la fabrication de maisons légères, en lien avec la Reconstruction. Mais la trésorerie de son entreprise est déséquilibrée. Ses ateliers finissent par être rachetés par la Cégedur, qui évince Prouvé de son entreprise en 1953.

Ayant perdu l’espoir de retrouver ses ateliers de Maxéville, Prouvé fonde avec Michel Bataille Les Constructions Jean Prouvé et réalise la Maison des Jours Meilleurs. La Compagnie industrielle du matériel de transport l'engage comme responsable de son département "bâtiment". Il met au point des systèmes de façades légères qui bénéficient de ses recherches antérieures et qu'il applique notamment à l'aéroport d'Orly. En 1966, il quitte le CIMT et ouvre un petit bureau d'étude. Il collabore avec les architectes les plus prestigieux : Jean de Mailly, Bernard Zehrfuss, Oscar Niemeyer...

De 1957 à 1970, il est appelé pour occuper la chaire d'Arts appliqués du Conservatoire national des arts et métiers.

Principales réalisations

1931 : Grilles d'entrée du Palais de la Porte Dorée avec des motifs dits « en pointe de diamant » et dorés à l’or fin.

1935-1939 : Maison du peuple à Clichy.

1935-1936 : Club de volley de Roland Garros, Paris.

1950 : Lotissement et maisons 83 route des Gardes à Meudon (92) André Sive (architecte), Jean Prouvé (constructeur) et Henri Prouvé (ingénieur)

1951 : Palais des expositions de Lille.

1952 : Deux pavillons type "Métropole" à Roubaix

1952-1963 : École du parc Geisendorf à Genève (Suisse)

1953-1954 : Façade en aluminium de la caserne des pompiers de la Benauge à Bordeaux

1954 : Imprimerie Mame à Tours, Grand prix d'architecture industrielle

1954 : Immeuble d'habitation, square Jasmin à Paris, 16e avec des éléments préfabriqués en acier.

1954-1955 : Maison de Jean Prouvé à Nancy

1956-1958 : CNIT dans le quartier de La Défense à Nanterre, en collaboration avec Nicolas Esquillan, Jean de Mailly, Robert Camelot et Bernard Zehrfuss.

1956 : Maison des jours meilleurs, dite « de l'Abbé Pierre » à Paris

1957 : Structure préfabriquée de 107 m² à usage provisoire pour une école de Villejuif, démontée en 1958 et réutilisée pour partie en 1967 comme chapelle pour les ouvriers des conserveries de Locmaria-Quiberon. Démontée et vendue aux enchères en 2009. Chapelle inscrite à l'inventaire des MH. Une autre partie, réutilisée à l'ancienne école St-Clément de Quiberon a été vendue à la foire de Bâle en juin 2011.

1962 : Maison du Docteur Gauthier, à Saint-Dié-des-Vosges. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 20057.

1966 : Club des Espérances à Ermont.

1966 : Tour Nobel du quartier de La Défense, Puteaux.

1967 : Hôtel de ville de Grenoble

1967 : Alpexpo à Grenoble.

1967 : Ambassade du Japon, 31 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris

1969 : Centre de loisirs Gérard-Philipe à Orly avec J Deroche.

1971 : Façade rideau en verre et acier du siège du Parti communiste français

1979-1987 : Palais omnisports de Paris-Bercy, Paris 12e.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur, attribution par source

Le bâtiment, entièrement enduit, est recouvert d'une haute toiture centrale en pavillon, surmontée d'un campanile. Le reste est sobre, conçu comme une école de village avec les classes au rez-de-chaussée et le logement des instituteurs à l'étage. Il a été agrandi de deux ailes sur les côtés, ce qui donne une allure plus allongée et moins originale qu'à l'origine. Elle est peut-être inspirée de l'architecture belge, et notamment de la ferme-école provinciale de Waterloo achevée en 1926. Les salles de classe en rez-de-chaussée ajoutées par Jean Prouvé en 1953 sont conçues selon le système "coque"constitué de couvertures en coque préfabriquées.

Murs béton enduit
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée
Couvrements
Couvertures toit à longs pans demi-croupe

toit en pavillon
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Timery Joumana
Joumana Timery

Stagiaire, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.