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couvent de carmes, puis palais de justice, actuellement tribunal administratif

Dossier IA77000408 réalisé en 2002
Genre de frères de Notre-Dame du Mont-Carmel
Destinations tribunal administratif
Dénominations couvent, palais de justice
Aire d'étude et canton Melun - Melun nord
Adresse Commune : Melun
Adresse : 43 rue Général de Gaulle
Cadastre : 1985 AI 88, 89

Le couvent des Carmes est fondé en 1404 dans le quartier du Vieux Marché, malgré l'opposition des religieux de Saint-Père. Il bénéficie du soutien de la reine Isabeau de Bavière, qui aida "faire faire et bastir le couvent et l'église, et aussi y fist encommencer une église de haut et somptueux edifice". Il est notamment doté d'un collège. Brûlé par les Anglais en 1420, le couvent est rétabli au 15e siècle avec l'aide de la famille de Vitry. Il comprend une église de style flamboyant, abritant les tombeaux des bienfaiteurs et fondateurs. Le couvent est à nouveau brûlé en septembre 1590, sur ordre du gouverneur de Melun, pour empêcher l'entrée des Espagnols dans la ville. Il est reconstruit au 17e siècle : en 1621, un marché est passé pour l'église. De 1734 à 1738, d'importants travaux sont entrepris sur les bâtiments conventuels, avec en particulier la construction du réfectoire (date 1735 portée en façade). En 1790, le couvent accueille les séances du directoire départemental (= le conseil général). La chapelle devient en 1813 le théâtre de Melun (cf. sous-dossier). En 1800, l'administration départementale quitte les Carmes pour s'installer sur son site actuel (voir notice IA77000539). Les anciens bâtiments conventuels sont alors occupés par l’État-major militaire. En 1818, l'armée échange cet ensemble contre l'ancien couvent des Frères de la doctrine chrétienne, occupé par le tribunal et la gendarmerie depuis le dernier quart du 18e siècle (notice IA77000437). Dès lors, les Carmes sont dévolus à l'exercice de la justice, tandis que la gendarmerie et une maison d'arrêt sont construites au nord de l'ancien couvent. Des travaux sont menés dans les bâtiments conventuels dès 1816 par l'architecte Nicolas Nicaise Solente. La salle de la cour d'assise est réaménagée en 1834-1836 par l'entrepreneur Martin sous la direction de l'architecte départemental Dupont. Ce dernier fait aussi exécuter une grille en fer par Lambert (1841). Mais la campagne la plus importante, qui remanie profondément l'édifice, est celle engagée par l'architecte du département Martial Sénèque en 1867 : il s'agit d'une véritable reconstruction, tout en conservant le plan primitif (autour d'une cour intérieure carrée) et le grand escalier avec sa rampe en fer forgé. La façade principale, que l'on prévoyait de conserver, est finalement reconstruite elle aussi, la mise à nu des maçonneries ayant fait constater l'impossibilité de les garder. Les travaux sont achevés en novembre 1876, sous la direction d'Henri Bulot. Dans le même temps, la caserne de gendarmerie contigüe est elle aussi reconstruite (1867-1869). Par la suite, le palais de justice ne connaît plus de transformations aussi importantes mais des travaux d'aménagement sont engagés pour accueillir le tribunal de commerce (1884) et la justice de paix (1912). La grille est également refaite en 1910 sous la direction de l'architecte départemental Delaire. Depuis la construction de la Cité judiciaire dans le sud de Melun, l'ancien couvent des Carmes est le siège du tribunal administratif, qui y mène d'importants travaux de restauration (architecte : Mme Renaud).

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
Dates 1735, daté par source, porte la date
1816, daté par source
1867, daté par source
1874, daté par source
1876, daté par source
Auteur(s) Auteur : Solente Nicolas Nicaise, architecte, attribution par source
Auteur : Dupont Basile Frédéric, architecte, attribution par source
Auteur : Sénèque Martial, architecte, attribution par source
Auteur : Bulot Henri, architecte, attribution par source
Auteur : Delaire, architecte, attribution par source

L'ancien couvent des Carmes est aujourd'hui divisé en deux parties : le Centre culturel (sous-dossier) et le tribunal administratif. Ce dernier a repris le plan des bâtiments conventuels du 18e siècle (avec notamment un bel escalier à rampe de fer forgé), mais les élévations et surtout l'aménagement intérieur ont été profondément remaniés au 19e siècle. L'aile principale, donnant sur la rue du Général de Gaulle, abrite deux salles d'audience qui ont conservé leur mobilier du 19e siècle.

Murs grès
brique
enduit
moyen appareil
Toit tuile plate, ardoise
Plans plan carré symétrique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures croupe brisée
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, suspendu, en charpente
Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables escalier, salle d'audience
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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