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Chartrettes - magasin industriel de la Compagnie d'Electricité de Luminescence et d'Illuminations, puis usine de Mécanique de Précision Millot, puis Microsion, puis magasin de commerce, actuellement logement

Dossier IA77000723 réalisé en 2009

Fiche

Appellations magasin industriel de la Compagnie d'Electricité de Luminescence et d'Illuminations, puis usine de Mécanique de Précision Millot puis Microsion
Destinations magasin de commerce, logement
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, logement patronal, bureau, chaufferie, stationnement
Dénominations magasin industriel, usine de mécanique de précision
Aire d'étude et canton Seine-et-Marne - Châtelet-en-Brie (Le)
Adresse Commune : Chartrettes
Adresse : 26 rue des Jamettes
Cadastre : 2007 AD 575

Dès la deuxième moitié du 20e siècle, la Compagnie d'Electricité, de Luminescence et d'Illuminations (CELI) utilise des locaux situés au 26 rue des Jamettes, dont un pavillon de gardien, un magasin-bureau et un hangar fermé affecté à l'entrepôt de matériel d'installation et d'entretien d'éclairage public. En 1977, l'entreprise MPM (Mécanique de Précision Millot, devenue Microsion à partir de 1987), installée à Villeneuve-le-Roi (94), déménage sur le site de Chartrettes. Son activité porte sur l'usinage de pièces, notamment pour l'industrie aéronautique et pétrolière et sur l'usinage et le montage de matériel pour l'éducation nationale. Jusqu'alors en contrat avec la SNECMA (77), Schlumberger (92), Lefèvre (50) et Teyrache pour la fabrication et le montage de matériel pour l'éducation nationale, l'installation en Seine-et-Marne modifie peu le secteur d'activité qui est renforcé par l'union avec de nouveaux clients locaux : Flopetrol alors installé dans la zone industrielle de Vaux-le-Pénil et ADR pour la production de roulement à billes, société implantée à Thomery. Concernant la fabrication de matériel à destination de l'éducation nationale, Matlabo, installé à Octeville (50) demeure un client important jusqu'au début des années 1980. L'activité prend fin en 1994 et lui succède, l'année suivante, Gil Meïr, spécialisé dans la production de champignons. De 1996 à 2004, un commerce de véhicules d'occasion, J-P. Nougier, occupe les locaux qui sont réhabilités en habitation en 2005. L'atelier était alimenté par l'électricité, notamment les postes de travail constitués de tours, fraiseuses, rectifieuse, sableuse, matériels de contrôle de mesure. En 1981, sont recensées 3 fraiseuses, 8 tours, 1 scie-circulaire et quelques perceuses. Quelques années après, l'atelier a été équipé d'un tour à commande numérique et d'une machine à électro-érosion. En 1977, l'entreprise emploie environ 10 ouvriers, ils sont jusqu'à 20 en 1981. Le recrutement se fait localement, à Chartrettes, Thomery, Samoreau et Savigny-le-Temple.

Période(s) Principale : 2e moitié 20e siècle

Le site est desservi par un large portail qui permettait les livraisons par camions. Il ouvre sur une cour autour de laquelle s'organisaient trois zones d'activité. A l'est, le premier bâtiment, aujourd'hui reconverti en logement, est construit sur 2 niveaux. Le gros oeuvre est couvert d'un enduit et la toiture à deux pentes, de tuiles mécaniques. Trois travées, composées de hautes baies vitrées sur les deux niveaux, rythment la façade sur cour. La quatrième a été modifiée lors de la rénovation du bâtiment et en permet l'accès. A l'époque de l'activité de mécanique de précision, ce bâtiment abritait, en rez-de-chaussée, les bureaux, le local de la chaudière et les lavabos pour les ouvriers. L'étage, desservi par un escalier en métal (disparu) était occupé par l'atelier de montage. Accolé à ce bâtiment, un pavillon, également à deux niveaux, servait d'habitation au directeur de l'entreprise. En fond de parcelle, un hangar, fermé et de plan carré, abritait les machines outils sur une surface de 230 m², non cloisonnée. Seule la pièce du compresseur, dans l'angle nord-est, constitue une séparation dans cet espace ouvert. Ossature et charpente sont métalliques mais en partie occultées, notamment par un faux plafond. Depuis la cour, la toiture à deux pentes, couvertes de tôles en fibrociment et de plaques de verre, est masquée par un mur-rideau en parpaings. Lors de la rénovation du hangar, l'accès initial, sur cour, a été muré et remplacé par des baies plus petites et des carreaux de verre. Le réfectoire et la pièce abritant les toilettes, accolés au mur est du hangar, ont été détruits au même moment. La pièce en retour abritait quant à elle la sableuse. Contre le mur de clôture occidental se trouvait la zone de stockage des résidus de fabrication et les parkings.

Murs béton
ciment
métal
crépi
enduit
parpaing de béton
Toit ciment amiante en couverture, tuile mécanique, verre en couverture
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie électrique
achetée
États conservations restauré, établissement industriel désaffecté

La rénovation, après la cessation d'activité sur le site, n'a pas modifié le caractère industriel de cet ensemble : l'organisation autour d'une cour ainsi que l'emprise respective des bâtiments et leur architecture utilitaire ont été conservées et portent le témoignage des petites PME de banlieue occupée par des activités de sous-traitance telle que la mécanique de précision.

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Caliste Lisa
Lisa Caliste

Chargée de mission, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, de 2009 à 2010.


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