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Avon - dépôt de la Compagnie des Tramways de Fontainebleau, puis établissement administratif de la société R. Guignon et Cie, puis magasin de commerce Fiat puis BMW, actuellement restaurant et logement

Dossier IA77000734 réalisé en 2009

Fiche

Appellations Compagnie des Tramways de Fontainebleau, puis établissement administratif de la société R. Guignon et Cie, puis magasin de commerce Fiat puis BMW
Destinations établissement administratif d'entreprise, magasin de commerce, restaurant, logement
Parties constituantes non étudiées remise, atelier de réparation, voie ferrée, logement de contremaître
Dénominations dépôt de tramways
Aire d'étude et canton Seine-et-Marne - Fontainebleau
Adresse Commune : Avon
Adresse : 27 avenue Franklin-Roosevelt
Cadastre : 2012 A3 1257, 1258, 1259, 1260, 1261

En janvier 1896, la Compagnie des Tramways de Fontainebleau, affiliée à l'Omnium lyonnais, achète le terrain devant accueillir l'usine des tramways électriques comprenant la salle des machines, celle des accumulateurs, une cheminée (détruits en 2008), l'atelier de maintenance et de réparations, la remise de voitures et le logement du contremaître. Les rails de la voie unique avec évitements (rail Broca et rail Vignole) et les caténaires sont posés dès le mois de juillet pour une mise en service le 30 septembre 1896. A cette époque, deux voitures circulant toutes les 20 min relient la gare PLM d'Avon au château de Fontainebleau (3 km) à une vitesse maximale de 12 km/h. Le service quotidien débute à 6h40 et prend fin à 01h09. Au bout d'un mois d'exploitation, 880 voyageurs journaliers empruntent ce moyen de transport, essentiellement des Bellifontains allant travailler, des militaires et des touristes. En 1897, un incendie détruit la toiture de la salle des accumulateurs. En 1899, la desserte est étendue jusqu'au pont de Valvins puis à la gare de Vulaines en 1909 (de l'autre côté de la Seine). En remplacement d'un service de trolleybus à chariot automoteur mis en essai en 1901, une troisième ligne est ouverte en 1913, reliant la gare d'Avon à Samois-sur-Seine, soit 4,6 km de voies (bas Samois en 1914). Au début du 20e siècle, le matériel roulant compte 8 motrices de 36 places, à plate-forme ouverte, munies de deux moteurs de 25 ch et 6 remorques (matériel de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques) complété par la suite par des motrices récupérées des réseaux melunais et cannois (deux baladeuses sont conservées au Musée des Transports Urbains). Les lignes de Vulaines et de Samois sont supprimées en 1937. En 1953, en raison de l'augmentation de la circulation automobile en centre ville, la ligne Avon-Fontainebleau est fermée à son tour, remplacée par un service d'autobus de la société des Cars Verts. Au début des années 1960, le site abrite le siège social et les magasins industriels de la société de travaux publics R. Guignon et Cie. En 1986, occupé par un concessionnaire de voitures Fiat (puis BMW), une extension en bardage métallique est ajoutée à la remise (réfection de la toiture). Cette activité prend fin durant les années 2000. La maison de contremaître est divisée en appartements et abrite un restaurant. Un projet immobilier est en cours de construction à l'emplacement de l'ancienne centrale électrique. La centrale électrique, mise en service en 1896, fournit le courant nécessaire à la traction jusqu'au début des années 1920. La salle des machines abrite alors deux machines à vapeur Schmidt entraînant deux génératrices de 50kW, un troisième groupe de 100kW, un survolteur et une batterie tampon (SACM). Le courant est ensuite fourni par la sous-station de Fontainebleau (IA77000738). Durant les premières décennies du 20e siècle, la Compagnie des Tramways de Fontainebleau emploie 40 à 50 personnes.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1896, daté par travaux historiques

Le dépôt de tramways a été installé à l'angle de l'avenue du Touring-Club et de l'avenue du chemin de fer (aujourd'hui Franklin Roosevelt). Avant la démolition d'une partie des bâtiments, l'emprise bâtie s'étendait sur les trois quart de la parcelle de forme carrée. Les ateliers préservés sont situés dans la partie occidentale du site. L'ancienne remise de voitures est une vaste halle de plan rectangulaire construite en moellons de calcaire et surmontée d'une toiture à deux pans portée par une charpente Polonceau (câbles d'acier pour les entraits et arbalétriers en bois). La couverture en tuiles mécaniques comporte un châssis vitré en PVC (réfection en 1986). Trois ouvertures, à arc segmentaire, de 5 m de hauteur sont percées dans le pignon de la halle (tronquées lors de l'extension en bardage métallique) et équipées de rail et de caténaires pour l'accès des tramways. La travée centrale est surmontée d'un occulus contenant une horloge (disparue). Les ouvertures et les chaînes d'angle sont soulignées par des encadrements de brique à redents. Accolé au mur occidental de la remise, l'atelier de réparation est peu lisible : plusieurs extensions (dont un étage en encorbellement) sont intervenues occultant les ouvertures latérales de la halle et transformant l'appentis initial. De l'autre côté de la remise, un petit pavillon donne sur l'avenue du Touring Club. Occupé par la concession automobile, il a été lui aussi dénaturé. A l'origine séparé de la remise par un appentis, il communique avec la nef centrale de la halle par l'ajout de salles à usage de bureau et de vestiaire. Son deuxième niveau est couvert d'un bardage de bois et la façade sur rue est marquée par une large lucarne pendante. La maison de contremaître, à deux niveaux avec étage de comble présente une architecture néo-régionaliste alsacienne. De plan carré, le bâtiment est prolongé par une travée supplémentaire. Moins large de moitié, elle est alignée sur la façade de l'avenue du Touring Club. L'ensemble est construit en moellons de calcaire et présente un décor de brique similaire à celui de la remise. Les deux premiers niveaux sont séparés par un bandeau à modillons de brique. Les façades du corps principal sont rythmées par trois travées ordonnancées coiffées de lucarnes à deux pans. La toiture à pans brisée est incurvée et laisse les pignons découverts. Bordant le pavillon, une partie d'une voie étroite a été conservée.

Murs brique
calcaire
moellon
Toit ardoise, matériau synthétique en couverture, tuile mécanique
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements charpente mixte apparente
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
toit à longs pans brisés
pignon découvert
Énergies énergie électrique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général de Seine-et-Marne - Caliste Lisa
Lisa Caliste

Chargée de mission, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, de 2009 à 2010.


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